Depuis un certain temps les qualités footballistiques de DJIBRIL CISSÉ sont sévèrement critiquées, alors que la façon d'utiliser son potentiel l'est moins.
Quand DJIBRIL CISSÉ termine la saison 2001-2002 comme meilleur de D1 à 21 ans. Tout le monde en fait la future star tricolore, avec un potentiel et une marge de progression bien supérieure à celle d'un THIERRY HENRI ou d'un NICOLAS ANELKA au même âge. Deux ans plus tard, il termine une nouvelle fois meilleur buteur (avec le plus grand nombre de buts marqués sur une saison depuis JEAN-PIERRE PAPIN en 1993). Puis, il part pour Liverpool et se perd aussi bien en club, qu'en équipe de France. On commence à se rendre compte de ses lacunes techniques, passes, difficultés à éliminer un adversaire...
En fait, DJIBRIL CISSÉ n'est pas un THIERRY HENRI ou un NICOLAS ANELKA, un joueur capable de se créer ses propres situations de buts. DJIBRIL CISSÉ a le même style de jeu que son idole JEAN-PIERRE PAPIN, et on l'oublie trop souvent. C'est-à-dire que ces deux joueurs n'ont jamais été aussi performant et de magnifique buteur que lorsque que l'équipe jouait pour eux. DJIBRIL CISSÉ et JEAN-PIERRE PAPIN, ont le même parcours. Que ce soit à Marseille ou à Auxerre, le système de jeu tour nait autour de leur pointe. Si JEAN-PIERRE PAPIN n'a pas réussi à Milan, c'est que le jeu n'était orienté exclusivement sur lui, mais passait aussi par Van Basten. Ce fut, la même chose pour DJIBRIL CISSÉ à Liverpool, ainsi qu'en équipe de France.
Si l'on veut voir un DJIBRIL CISSÉ performant, il faut baser le jeu sur lui. Que le seul but de l'équipe soit de l'alimenter en ballons. Et, non pas comme c'est le cas en sélection à attendre que ce soit lui qui crée les actions de buts dans le style d'un THIERRY HENRI.